Nous ne ferons pas l’injure aux maquettistes de leur présenter ce logiciel mythique : il n’est pas une rédaction en France et d’ailleurs dans le monde qui ne dispose d’au moins un exemplaire de Xpress, pas un secrétaire de rédaction qui n’ait jamais entendu parler de ce produit d’exception. Pour les non-initiés précisons tout de même que Quark XPress fait partie de la sainte trinité de la PAO aux côtés de Photoshop et d’Illustrator. C’est le dernier maillon de la chaîne, celui qu’on utilise pour mettre un document en page et l’apprêter pour l’imprimeur.
Qu’il s’agisse de composer un prospectus, une affiche, un journal, un magazine ou un pavé de 800 pages, Xpress est l’outil qui s’impose. Son interface est d’une simplicité exemplaire, sa puissance et ses fonctionnalités sans limite grâce à des centaines d’extensions, bref, ce logiciel est un modèle d’ergonomie et de productivité.
Mais trêve de panégyrique, XPress a aussi des points noirs : la politique tarifaire outrancière et les maladresses de son éditeur Quark lui ont forgé une assez mauvaise réputation, celle d’une certaine goujaterie vis à vis de la clientèle. Leur produit avait une telle avance sur la concurrence, que Quark pouvait se payer le luxe de snober ses utilisateurs.
La situation a quelque peu changé, la concurrence, et en particulier Adobe a sorti les crocs avec un InDesign qui s’il tarde à s’implanter, n’en propose pas moins une approche intéressante pour un coût inférieur. Par ailleurs, Quark a tardé a prendre le virage de l’Internet et se devait de répondre aux nouveaux besoins, en matière de production de contenu web, d’interfaçage et surtout de passerelle entre les déclinaisons “papier“ et "en ligne" d’un même contenu.
Les nouvelles fonctionnalités, elles tournent pour l’essentiel autour du web. Quark offre donc la possibilité de télécharger et d’utiliser gratuitement son logiciel pendant près de deux mois. Il ne s’agit pas là d’une démo mais d’un béta-test, autrement dit, vous disposerez d’un produit stable et pleinement opérationnel, sans aucune limitation fonctionnelle, charge à vous d’adresser à l’éditeur rapports de bugs, conseils et remarques pour améliorer le produit avant sa sortie.
Les connaisseurs ne seront pas dépaysé, c’est à peu de chose près le même établi qu’ils auront sous les yeux, mais en fouillant de plus près, vous constaterez une orientation beaucoup plus marquée vers l’édition sur le Web. Quoi qu’il en soit, c’est une excellente opportunité pour les spécialistes d’avoir un avant-goût de ce qui les attends, et pour les amateurs, la chance d’utiliser à l’œil un produit professionnel pendant deux bons mois, puisque cette beta n’arrive à échéance qu’au début mars.
Du côté de l’édition “papier“, XPress s’enrichit enfin d’un éditeur de tableaux qui vous simplifiera la vie en vous épargnant l’utilisation systématique des tabulations pour des résultats aléatoires. Il est désormais possible d’insérer des liens hypertextes, cela peut paraître absurde sur un document “papier“, ça devient beaucoup plus interessant si l’on considère que XPress sait générer des documents PDF. Enfin, un système de calques fait son apparition, on l’utilisera avec bonheur pour élaborer des variantes d’un document, par exemple des versions multilingues.
En matière de production pour le web, XPress offre les services d’un quelconque éditeur HTML, au programme : création de boutons en “rollover“, définition des zones cliquables d’une image “image maps“ et des “meta tags“, insertion de formulaires et de tableaux, etc. Xpress permet la prévisualisation et l’export des documents au format HTML, cependant qu’on sauvegardera ses fichiers sous un format spécifique, les “Web Documents“.
On peut saluer la façon dont XPress tente de jouer le jeu de la convergence entre les différents type de support, ainsi, on pourra désormais publier ses documents indifféremment sur papier, sous forme de fichiers pdf, et de pages web, sans oublier le support poussé du XML, cela dit, on regrette un peu l’absence d’un outil simple et efficace pour convertir ses docs xpress sous la forme de pages html.
Il faut remplir un formulaire sur le site de l'éditeur afin d'évaluer Quark Xpress.
Les points faibles:
Ca fait plus de 10 ans que ce logiciel est utilisé par toute la profession, malgré tout, ça fait 10 ans que les mêmes bugs sont présents, que la même interface ingnoble et pas fonctionnelle nous fait perdre du temps (digne d'un mac os 2.3 beta), que ce logiciel n'est doté d'aucune fonction. Bref, comme tout le monde, j'attends que les imprimeurs passent tous à Indesign pour qu'on oublie ce logiciel hors de prix et archaïque.
Les points forts:
Quand vous êtes utilisateur de Xpress, vous déchantez sur bien des points. Pour faire de la mise en page courante, n'importe quel logiciel fait la même chose que Xpress. Ca se corse quand vous abordez le métier. Xpress sait très mal gérer les tables de matières. Les explications sur n'importe quel support, c'est du chinois. Essayez d'indexer un bouquin de 300 pages avec trois niveaux de pagination. Si vous demandez à Xpress des infos, vous tombez sur des zombis (en Suisse) qui sont incapables de répondre. Essayez de faires des sélections multiples, nada.
Essayez de sélectionner à la verticale, pour remplacer en une seule fois la graisse d'un caractère, nada. Essayez de rassembler les polices de votre doc, nada. L'export en PDF, même avec Xpress 6.5 c'est impossible de s'en sortir quand vous avez des tracés inclus dans un eps. Essayez de dialoguer avec un technicien, c'est un oprérateur non formé qui se trouve en Inde. Eh oui, Xpress n'est plus aux USA, il s'est "tiré" comme un voleur avec toute la maison mère dans un pays avec des salaires au rabais. Il n'y a pas de petites économies.
Les points forts:
Je suis actuellement en pleine découverte de Quark Xpress et je souhaiterais savoir s'il y a une grande différence entre la version 5 et 6 ?
DARIA